C'est
une manière de laisser une trace et de pouvoir transmettre
quelque chose de nos films une fois qu'ils ne sont plus à
l'affiche ou ont quitté la boîte télévisuelle.
Quand
je pense à ces différents tournages, ils sont
tous extrêmement différents les uns des autres,
visages et paysages, et c'est sans doute dû à mes
origines.
Autant
de fils de couleurs différentes qui m'aident à
tricoter une sorte de couverture pour me protéger du
froid.
Mon
père américain né à Berlin de mère
roumaine et de père allemand, débarque finalement
en Normandie, reste en France s'inscrit aux Beaux-Arts où
il rencontre ma mère islandaise, née à
Vestmannaeyjar, qui elle y étudiait l'architecture....
Ils
se marient à New-York, puis Mc Carthysme et alors retour
à Paris, la rue Vavin, sa Coupole et son Select.
Je
crois que mes films racontent quelque chose de tout ça,
se sentir étranger et chercher en quoi l'autre est finalement
proche aussi différent qu'il puisse être.
Alors,
bon voyage dans ce site patchwork.
Sólveig
Anspach
Eric Boisteau (à gauche) et François Lamotte (à
droite) luttent contre un panneau de signalisation encombrant.